Symtomes
Du fait de la variété des causes d’inflammation, on pourrait croire que les douleurs sont très différentes, c’est loin d’être le cas.
Cependant le contexte et l’horaire de la douleur, la couleur et le gonflement de l’articulation donnent d’importantes indications, ainsi qu’une fièvre d’accompagnement.
La douleur articulaire typique limite les mouvements de l’articulation, mais le gonflement réactionnel de l’articulation le fait aussi.
La douleur articulaire inflammatoire a un rythme : elle est majeure en fin de nuit et le matin.
La douleur articulaire dite mécanique est au contraire de plus en plus intense au fur et à mesure que la journée d’activité s’allonge. Elle est majeure en fin de journée.
Diagnostics
Les radiographies éliminent certaines causes, mais de plus en plus souvent on recourt à l’imagerie par résonance magnétique qui donne beaucoup d’informations.
On peut aussi demander une échographie ; entre des mains entraînées elle donne des renseignements précoces en faveur d’une polyarthrite débutante par exemple.
Les examens biologiques font le bilan d’une inflammation : la batterie de dosages est très complexe et de plus en plus large. La plus grande partie de ces dosages sanguins (ou du liquide articulaire) est généralement prescrite par un spécialiste du fait de sa complexité.
Traitements
On traite toujours la cause de la douleur articulaire d’abord, cela exige donc un diagnostic précis et fondé sur des arguments solides.
Les arthrites brutales des maladies auto-immunes sont adressées immédiatement au rhumatologue compétent sans prescription de corticoïdes, même pour patienter.
Les antalgiques (anti-douleur) purs en revanche sont légitimes.
Les arthrites infectieuses sont toujours graves, le risque de destruction articulaire est très grand. Ces infections, si elles sont négligées, se compliquent en s’étendant aux os de voisinage, et s’installent dans une redoutable chronicité.
Les arthrites cristallines (goutte par exemple) se traitent par les anti-inflammatoires et des médicaments spécifiques.
Les douleurs de l’arthrose dégénérative se calment d’abord par les antalgiques (paracétamol, dextropropoxyphène), et par les anti-inflammatoires seulement lors des crises.